S.O.S. Fantômes : L’Héritage

C’est assez casse gueule comme exercice. Proposer une suite, qui tienne la route, à un étendard cinématographique des années 80, sans décevoir les quinquas et ennuyer la génération Z. Et bien sûr, occulter totalement le troisième épisode de 2016 qui a raté totalement son objectif, ma nostalgie en souffre encore…

Petit pitch: Endettée, Callie quitte son logement et s’installe dans la vieille maison de son père dans la petite ville de Summerville, avec ses enfants Phoebe et Trevor. En fouillant dans la vieille bâtisse, les enfants découvrent du matériel de chasseurs de fantômes appartenant à leur défunt grand-père, Egon Spengler (wiki)

Premier signe prometteur pour cette suite, elle est réalisée par Jason Reitman, fils de l’illustre Ivan qui avait lui-même réalisé les 2 précédents opus. Deuxième signe, le scénario est une vraie continuité, pas de digression sur l’univers Ghostbusters, l’histoire commence au décès du grand-père, Egon Spengler.

Petite crainte sur la jeunesse du casting, Stranger Things est passé par là et ce n’est pas Finn Wolfhard qui dira le contraire, mais pourquoi pas, j’ai adoré cette série

La magie opère, l’héritage est bien là. C’est avec un immense respect que Jason Reitman propose sa vision moderne de SOS Fantômes. Il avait 7 ans lors du tournage du premier épisode et on l’imagine sans mal déambuler sur les plateaux entre le slime et l’éruption de chamallow, ceci explique peut-être celà.

Il y a un nombre incalculable de clins d’œil aux fans de la première heure. Visuel, sonore, sous entendu, mine de rien c’est assez jubilatoire. Le casting de l’époque est là. C’est même attendrissant, une petite caresse nostalgique, un hommage respectueux en quelque sorte

En sachant que Harold Ramis (Egon Spengler) nous a quitté en 2014, vous n’échapperez pas au petit frisson, à la timide humidité de l’œil que l’on tente vainement de cacher dans l’obscurité providence de la salle de cinéma. C’est étrange comme cette sensation est bienvenue, comme cette petite tristesse nous fait sentir un peu plus vivant.

Ghostbusters, au même titre que Retour vers le futur, Star Wars, les Blues Brother, etc.. fait partie de mes “doudous” cinématographique et à ce titre les outrager n’est jamais agréable. Mais Jason Reitman réussit le pari de concilier le passé et le présent, et d’offrir une belle continuité générationnelle. Vivement la suite!!!

@Stéphane
stephane@numeristes.com

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